PROVINCE SainT DOMINIQUE

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Dominicans of Canada

cornerLe ministère de la prédication

Lettre du Maître de l'Ordre. Septembre 1989

fr. Damian Byrne, O.P.

Damian Byrne, O.P.Saint Dominique a voulu que son Ordre s'appelle et soit réellement un Ordre de Prédicateurs. Tel est le titre qu'il a choisi pour lui et pour ses compagnons, le titre accordé par l'Église. Cette appellation a déterminé non seulement sa mission, mais tout son style de vie. Même si les appels à la prédication sont nombreux, un Ordre de Prêcheurs est nécessaire pour rappeler à l'Église sa mission dans ce domaine. Certains Ordres sont dédiés à la prière, à la mission ou au service des pauvres, et tous nous sommes appelés à ces choses sous une forme ou une autre. Nous autres, nous sommes un rappel constant pour toute l'Église de l'importance de la prédication. Nous devrions donc y exceller.

Comment devons-nous vivre et que devons-nous faire pour remplir notre vocation d'hommes et de femmes qui proclament le message de salut du Christ; pour qu'il devienne une réalité ardente dans nos vies et dans la vies de ceux vers lesquels nous sommes envoyés?

Vie et Témoignage

Une des clés du succès de Dominique comme prédicateur fut sa façon de vivre. En toute sécurité, il aurait partagé les sentiments de Evangelii Nuntiandi : "L'homme contemporain écoute plus volontiers les témoins que les maîtres, ou, s'il écoute les maîtres, c'est parce qu'ils sont témoins" (E.N. 41).

Ce qui attire les gens n'est pas tellement ce que nous disons mais ce que nous sommes. Notre Seigneur a converti des pécheurs comme Mathieu avec une parole, Pierre avec un simple regard. Il a mangé avec les pécheurs. Il a contrecarré les préjugés sociaux bavardant et mangeant avec les samaritains, les receveurs d'impôts et les, prostituées. Par l'action et la parole, Jésus a proclamé l'amour miséricordieux de Dieu.

Dans Octogesima Adveniens, (n. 51) Paul VI nous rappelle :

"Aujourd'hui plus que jamais, la Parole de Dieu ne pourra être annoncée et entendue que si elle s'accompagne du témoignage de la puissance de l'Esprit-Saint, opérant dans l'action des chrétiens au service de leurs frères, aux points où se jouent leur existence et leur avenir". Nos paroles tombent dans le vide si elles ne sont pas accompagnées du témoignage de vie, tant individuel que communautaire. La vie commune est inséparablement unie à notre mission de prêcher. "Missio et communion sont les deux faces de la même monnaie, tant dans l'Eglise que dans l'Ordre, et nous ne pouvons les séparer. Précisément pour cela, par le témoignage de leurs vies, nos soeurs contemplatives sont au coeur de notre famille de prédicateurs. Mais le témoignage de vie fleurit au dedans d'un témoignage plus profond.

Nous voulons voir Jésus

Dans l'Evangile Notre Seigneur dit aux apôtres : "Vous serez mes témoins". La phrase 'nous sommes des témoins' signifie littéralement que nous offrons l'expérience d'un Christ qui est vivant, qu'il est possible de rencontrer et à qui on peut parler. La requête de ceux qui se sont approchés de Philippe en lui demandant : "Nous voulons voir Jésus", est aujourd'hui le cri d'un grand nombre dans le monde. Mais combien de fois le découvrent-ils dans la parole que nous leur disons? Avec une certaine angoisse, Paul VI écrivait :

"Tacitement ou à grands cris, toujours avec force, l'on nous demande : Croyez-vous vraiment à ce que vous annoncez? Vivez-vous ce que vous croyez? Prêchez-vous vraiment ce que vous vivez?" (EN. 76).

Ce que le monde cherche c'est un témoignage digne d'être cru. Les gens sont rassasiés de fictions. Ils demandent de voir Jésus, comme Mère Térésa de Calcutta nous l'a rappelé avec clarté : "Les gens devraient pouvoir reconnaître Jésus en nous".

Si nous sommes des prédicateurs, nous devons être des hommes et des femmes qui lisent, étudient et vivent les Ecritures. Cette rencontre étudiée et méditée avec le Jésus des Évangiles se transforme en source de vie pour chacun de nous. A la table de la Parole et à la table de l'Eucharistie, notre vie de prédicateurs reçoit son aliment. Nous devons cependant renouveler notre foi en la Parole de Dieu. "La Parole de Dieu est vivante, elle est vie..." (Héb, 4, 12). Quand on prêche, Dieu est présent (cf. Mysterium Fidei, n'36). Mais la parole doit être méditée en ce moment historique.

Application

Notre prédication ne sera pas complète tant qu'elle ne mettra pas l'Évangile en relation avec la vie des gens. De même que Jésus a prêché son message dans une forme adaptée aux gens de son époque, ainsi nous devons présenter son message d'une manière adaptée pour les gens de notre temps. Conforme à l'Évangile, notre prédication doit répondre aux demandes que nous recevons. Ceci nous impose l'obligation d'écouter et d'être en alerte sur les divers mouvements qui se succèdent avec rapidité dans notre société changeante. Comment pouvons-nous parler des nécessités des, gens si nous ne partageons pas leurs peines et leurs joies? Comme nous le rappelle Gaudium et Spes (n. 1) :

"Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de notre temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, et il n'y a rien de vraiment humain qui ne trouve un écho dans leur coeur".

Avant de parler nous devons écouter, non seulement la voix du peuple, mais aussi ses yeux et son coeur. Alors, notre parole prononcée chaque jour depuis l'autel, en classe, dans les salles d'hôpital..., sera une parole d'espérance : la qualité de la prédication sur laquelle Paul VI insiste le plus.

Prophétique et doctrinale

Quand notre parole est prophétique elle est dans la meilleure tradition de l'Ordre. La prédication purement théorique et abstraite ne répond ni à l'esprit de saint Dominique, ni aux coeurs des fidèles. La prédication prophétique n'est pas purement le partage de la science, mais une proclamation joyeuse de la Parole de Dieu vivante et vivifiante. Il est donc nécessaire d'annoncer le message complet de l'Evangile.

Dans son commentaire des Constitutions, Humbert de Romans écrit : "L'étude n'est pas la fin de l'Ordre, mais elle est au plus haut point nécessaire aux fins de l'Ordre, c'est à dire à la prédication et au salut des âmes, car sans l'étude nous ne pourrons obtenir ni l'une ni l'autre de ces fins" (Opera II, p. 41). Si nous sommes des prédicateurs nous sommes aussi des étudiants. Le jour où nous laisserons la lecture et la réflexion, nous cesserons d'être des prédicateurs efficients. Pour être toujours de bons prédicateurs il faut être toujours étudiants. Lisons-nous ? Lisons-nous suffisamment ? L'écoute réelle des joies, des peines, des espérances et des préoccupations de la famille humaine demande une étude sérieuse et des analyses sociales. Elle demande d'apprendre d'autres langues et un respect délicat des différences culturelles, pour que l'Evangile soit réellement incarné dans les nouvelles cultures. Plus que jamais, elle demande temps et présence parmi ceux auxquels nous devrons prêcher, parce qu'il est certain qu'à partir die leur expérience nous entendrons l'Evangile sous des formes nouvelles. Nous autres nous sommes appelés à recevoir et à embrasser la Parole de Dieu partout où nous l'entendrons. Dominique a passé la nuit avec son hôte; l'attention de Las Casas aux différences entre l'Espagne et le "Nouveau Monde" a exigé une nouvelle forme de prédication prophétique. L'attention de Catherine aux signes de son temps l'a poussée à prêcher la compassion aux victimes de la peste noire, mais aussi de proclamer la vérité comme elle la voyait, non seulement aux politiciens mais aussi aux cardinaux et aux papes.

L'évêque Diego et Dominique ont vu l'incapacité de l'Eglise de leur temps pour répondre avec efficacité au mouvement albigeois. Vivant au milieu d'eux, apprenant d'eux et les écoutant, ils développèrent une nouvelle catéchèse. L'Eglise devait admettre les valeurs authentiques qui se rencontraient dans le mouvement albigeois et dans le même proclamer les valeurs authentiques que les albigeois préféraient ignorer. C'est ce que nous entendons par prédication doctrinale, la prédication de la "vérité complète" de l'Evangile. Le défi des albigeois fit naître une réponse créative en Dominique et en Diego. Quels sont les défis qui invitent notre prédication d'aujourd'hui à un réponse créatrice ?

Pour être fils et filles de saint Dominique, nous devons nous insérer dans les champs de débats, spécialement dans ceux où l'Eglise rencontre des difficultés pour répondre. Nous nous y insérons d'abord pour écouter et pour apprendre. Ensuite nous nous engageons dans une réflexion théologique et dans le discernement de notre réponse, aussi bien par les faits et les paroles que par notre forme de vie. Si nous ne sommes pas au milieu des nécessités des gens, nous nous exposons à être désorientés et nous courons le risque d'être inefficaces. Suivre Dominique signifie être pour cette période historique de l'Ordre, d'Eglise et de la société, ce que fut Dominique pour la sienne. Lui, Dominique est toujours notre point de départ pour examiner et renouveler nos vies. Fidèles à Dominique et à notre tradition, notre propre identité et spiritualité doivent avoir leurs racines dans notre mission de prêcher. Déjà en 1968, le P. Congar faisait cette surprenante observation : "Je pourrais citer toute une série de textes anciens, dans lesquels il est affirmé - plus ou moins - que, si dans une nation la messe est célébrée pendant trente ans sans prédication, et que dans une autre on prêche pendant trente ans sans la célébration de la messe, les gens seront plus chrétiens dans la nation où on aura eu lieu la prédication" (article dans Concilium, n. 33).

Que signifie pour nous être prêcheurs, non au commencement du XIIIème siècle mais à la fin du XXème siècle? Notre préoccupation de "proclamer la vérité" a été une préoccupation spécifiquement dominicaine à l'intérieur de la mission de l'Eglise universelle de prêcher l'Evangile. Où est aujourd'hui la vérité non désirée ou en péril dans notre nation, dans notre vie personnelle, communautaire et dans notre prédication?

De la même façon que dans le monde où vivait Dominique, le nôtre a ses propres formes de dualisme auxquelles nous sommes confrontés : les divisions profondes entre nations riches et pauvres, entre les races, les religions et les groupes ethniques, entre hommes et femmes, entre nations d'idéologies politiques différentes.

Quatorze ans après Evangelii Nuntiandi, nous pouvons nous poser les trois mêmes questions cruciales que Paul VI posait a toute l' Eglise :

1. Qu'est devenue, de nos jours, cette énergie cachée de la Bonne Nouvelle, capable de frapper profondément la conscience de l'homme?

2. Jusqu'à quel point et comment cette force évangélique est-elle en mesure de transformer réellement l'homme de ce siècle?

3. Suivant quelles méthodes faut-il proclamer l'Evangile pour que sa puissance soit efficace?

Parole et Sacrement

La priorité des priorités pour tous les Dominicains est la prédication, et l'amour pour la prédication devrait être notre signe distinctif. Je crois que, selon l'esprit de Evangelii Nuntiandi, il faudrait prêcher tous les jours aux messes publiques. Paul VI signale aussi l'importance de la prédication dans l'administration des sacrements et dans les cérémonies para-liturgiques. Au Chapitre général de 1983, Jean-Paul II, en s'adressant à nous disait : "Vous, Dominicains, vous avez la mission de proclamer que Dieu est vivant, qu'Il est le Dieu de la vie et qu'en Lui existe la racine de la dignité de l'homme appelé à la vie... Vos Constitutions donnent la priorité au ministère de la parole sous toutes ses formes orales ou écrites, et le lien entre le ministère de la parole et celui des sacrements est son couronnement". La prédication vient en premier, mais si elle ne conduit pas aux sacrements elle est incomplète.

Il est important de vérifier le pouvoir évangélisateur que notre prédication peut avoir dans le contexte de l'Eucharistie journalière ou hebdomadaire. Nous pouvons dire que beaucoup de gens aujourd'hui sont sacramentalisés mais non évangélisés. Cette dimension sacramentale peut non seulement offrir une occasion de proclamation évangélique, mais les sacrements sont eux-mêmes paroles d'évangélisation par le moyen des symboles. Comme nous le rappelle saint Augustin,la parole est un sacrement audible et le sacrement est une parole visible. Tandis qu'il existe beaucoup d'occasions pour prêcher la Parole hors des sacrements, ce serait une erreur d'ignorer l'opportunité que la célébration des sacrements nous offre pour célébrer la Parole.

Donc nous ne devrions pas laisser passer une occasion de prêcher. Non seulement pour le bien de celui qui nous écoute : je crois que personne ne peut prêcher continuellement la Parole sans être transformé lui-même par la Parole qu'il prêche.

Aussi bien Paul VI que Jean-Paul II insistent sur la Parole dite durant les célébrations de l'Eglise, mais aussi sur celle dite à travers des contacts individuels. "A l'imitation de saint Dominique qui était plein de sollicitude pour le salut des individus et de tous les peuples, que les frères sachent qu'ils sont envoyés à tous les hommes, croyants et non-croyants, et en particulier aux pauvres..." (LCO, n. 98) .

La prédication journalière de chacun de nous correspond-elle à notre vision de l'Eglise et de l'Ordre? Paul VI au cours d'une audience générale, le 3 décembre 1975, disait à des aspirants et novices dominicains : "On dit des Dominicains qu'ils sont des prêcheurs. Mais il est rare d'entendre la prédication d'un dominicain". Le sérieux avec lequel nous devrions nous attacher à notre ministère de prédication se reflète dans la nouvelle Ratio Formationis, qui indique "l'aptitude à la prédication doit être un des éléments à considérer pour l'admission aux ordres".

Dans une récente visite au Japon, on m'a parlé du grand témoignage donné par les artistes dominicains et je me suis rappelé des paroles de Lorenzo de Rippafratta à Fra Angelico et à son frère en un moment de doute : "Vous ne seriez en aucun moment des frères prédicateurs moins authentiques parce que vous cultivez la peinture, parce que le peuple se conquiert non seulement avec la prédication, mais aussi par les arts, en particulier par la musique et la peinture. Beaucoup qui se montrent sourds à la prédication seront attirés par vos tableaux, qui continueront à prêcher à travers les siècles". C'est vrai, ils prêchent toujours, de même que ceux qui écrivent et publient ou ceux qui sont engagés dans les diverses formes des media.

Collaboration

J'aimerais me référer à deux formes de collaboration, une qui a ses racines dans notre tradition, l'autre comme une forme récente de cette même tradition.

Le dimanche avant la Nativité de 1511, dans une chapelle au toit de paille de l'île de l'Espagnole, Antonio de Montesinos fit un sermon sur le texte : "Je suis la voix qui crie dans le désert". Sa condamnation de l'injustice entraîne une avalanche de protestations. Les gens se précipitèrent pour se plaindre au Prieur, Pedro de Cordoba, qui expliqua à l'étonnement et la surprise générale : "Ce n'est pas Antonio de Montesinos qui a prêché, mais toute la communauté". La communauté avait décidé dé prendre une position : ils ont décidé ce qui fallait dire et Montesinos l'a exprimé.

Comme notre prédication serait enrichie si nous trouvions une méthode pour préparer communautairement l'homélie du dimanche et pour réfléchir sur les thèmes clés qui concernent aujourd'hui les diverses couches de la société et qui doivent être abordés dans notre prédication : Ce serait encore mieux si cette préparation pouvait inclure les laïques.

Une seconde forme de collaboration aujourd'hui serait de s'adresser à la Famille dominicaine, partageant le charisme commun de la prédication : Ce ne sont pas que les femmes et les laïques qui sont appelés à vivre :La vie évangélique et les prêtres qui sont appelés à proclamer la Parole. Déjà au XIIIème siècle Thomas d'Aquin soutenait que le charisme, appelé "du discours de sagesse et de science", avait été donné sans différence de sexe (Cf. II-II, q. 177, a.2, 2m). Dans cette ligne, je demande expressément aux soeurs dominicaines, moniales ou de vie apostolique, de profiter de toutes les occasions qui peuvent se présenter pour prêcher, et cela en conformité avec le témoignage de leur vie. Il n'y a personne qui ne puisse prêcher par sa vie et par des contacts "de personne a personne, transmission qui reste valide et importante" (EN 46).

Il ne peut être mis en doute que l'Ordre a été appelé depuis toujours à proclamer l'Evangile et à le pratiquer comme une seule famille. Nos diversités et nos efforts pour croître comme famille, pour collaborer à la mission évangélique, sont des aspects réels de notre prédication dans un monde qui n'a pas encore découvert comment des femmes et des hommes, des laïques et des clercs, peuvent être unis en communautés où ils sont égaux, respectueux des différences mais unis par la foi.

Conclusion

Dans mes visites aux diverses parties du monde, j'ai constaté que ceux qui se trouvent parmi des difficultés sont ceux qui proclament l'Evangile avec le plus de force et ceux qui vivent une vie évangélique plus engagée. A cause de leur situation, leur prédication a une résonnance et un impact beaucoup plus grands que ceux qui prêchent dans un milieu de commodité et de sécurité. Il est peut-être difficile de trouver de bons prédicateurs dans un peuple qui ne souffre pas et n'est pas opprimé. Nous devons nous trouver affrontés à des problèmes importants pour que l'Evangile soit proclamé avec vigueur. Le monde riche a des problèmes graves avec qui lutter, mais une certaine auto-suffisance et une fausse sécurité peuvent aveugler le prédicateur parce qu'il ne voit pas leur urgence. L'Evangile est la Bonne Nouvelle aux pauvres. Quand nous engageons notre vie avec les pauvres et les opprimés nous devenons destinataires de leur Evangile; la prédication naît alors d'un profond accord avec le peuple, une communion qui demande une réponse à ses nécessités. Notre mission est de proclamer à tous prix l'espérance de l'Evangile et le prêcher au-delà des limites de notre vision, même quand nous n'incarnons pas complètement cette vision. Comme Dominique, nous ne sommes pas des prophètes de perdition ou de disgrâce. Dominique, comme Jésus, n'annonce pas de mauvaises nouvelles mais la. Bonne Nouvelle, étant un prophète de l'espérance. Il ne fut pas non plus un moraliste annonçant des châtiments ou suscitant des sentiments de culpabilité. Il fut - et il est - le maître spirituel qui rend l'espérance à ceux qui se sentent opprimés par la peine et le sentiment de culpabilité.

Saint Dominique ne nourrit aucun doute sur sa mission. Il savait qu'il était prêcheur. Nous ne pouvons que renouveler en nous ce sentiment de Dominique, ne nous reconnaissant pas tellement comme "Dominicains" mais comme "Prêcheurs".

Dans quelque temps commencera le Chapitre général d'Oakland, en Californie. Comme préparation au Chapitre je voudrais formuler les questions suivantes :

1. Ma vie est-elle où sont mes paroles?

2. Les Dominicains sont-ils reconnus dans le monde entier comme l'Ordre des Prêcheurs?

Faisant partie de notre formation continue, ne devrions-nous pas nous considérer davantage comme "prêcheurs", titre que nous ont donné le Pape Honorius et saint Dominique?

4. Quelles sont les expériences humaines qui me modèlent, moi et mes paroles? Par quels moyens ai-je permis que le cri des pauvres, de ceux qui :,ont sans catégorie sociale, éducation ou pouvoir, influe sur ma compréhension de l'Evangile et mon annonce de celui-ci?

5. Quelle est ma prédication? Se base-t-elle sur la prière et l'étude? Suis-je un familier de la Parole de Dieu? Est-ce que je me prêche moi-même ? mes idées ? ou JésusChrist? Est-ce que je m'accepte comme je suis, permettant aux autres de m'enseigner? Comment ai-je continué ma formation de prédicateur? Est-ce que je cherche la collaboration de mes frères, de mes soeurs et du laïcat dans mon ministère de prédication?

6. De quelle façon notre manière particulière de vivre ensemble peut-elle promouvoir directement la prière, l'étude et l'annonce - éléments essentiels de la prédication - pour que nous soyons reconnus publiquement comme "les Prêcheurs".

Nous sommes Prêcheurs : Réjouissons-nous de notre vocation, hommes et femmes à qui a été confiée la Parole et la vision de Dieu pour notre monde. (Septembre 1989)

 

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Notre mission

Nos Constitutions définissent notre mission de la manière suivante :

L’Ordre des Frères prêcheurs fondé par saint Dominique fut, on le sait, dès l’origine spécifiquement institué pour la prédication et le salut des âmes.

Notre mission est d’annoncer partout l’Évangile de Jésus-Christ par la parole et par l’exemple, en tenant compte de la situation des hommes, des temps et des lieux, et dont le but est de faire naître la foi, ou de lui permettre de pénétrer plus profondément la vie des hommes en vue de l’édification du Corps du Christ, que les sacrements de la foi amènent à sa perfection.

 

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