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Gratia praedicationis - Praedicator gratiae

 

fr. Franz Mueller, o.p.

"Gratia praedicationis" (la grâce de prédication) et "praedicator gratiae" (prédicateur de la grâce) - voilà deux expressions qui touchent à la prédication et sont chères à la tradition dominicaine.

Dominique : "praedicator gratiae"

Une antienne de l'Office de saint Dominique ("O lumen") qui, dans nos régions, est d'habitude chantée à la fin des Complies, invoque Dominique sous le titre "praedicator gratiae". Que l'Evangile soit essentiellement une Bonne Nouvelle, un message de salut et de grâce, semble actuellement être une évidence (au point que nous courons le risque de banaliser cette donnée fondamentale de la foi chrétienne). Il n'en a pas toujours été ainsi au cours de l'histoire de l'Eglise. L'époque de saint Dominique était plutôt marquée par la peur de Dieu considéré comme un juge impitoyable. Chaque sainte, chaque saint que Dieu donne à son Eglise a une vocation spécifique. Dieu suscite les saints pour qu'ils incarnent un trait de son être qui risque d'être oublié. Eh bien, en Dominique, le Seigneur a rappelé à son Eglise et au monde le visage de sa miséricorde, de sa compassion devenue chair en Jésus-Christ.

L'expérience de Dieu accordée à Dominique

Au coeur ou au centre de la vocation de Dominique en tant que Prêcheur et, par conséquent, au centre de la vocation dominicaine, il y a une expérience de Dieu. Cette expérience de Dieu est étroitement liée à la prière et à la contemplation. Dans le libellus de Jourdain de Saxe nous trouvons dans les chapitres 12 et 13 quelques lignes qui parlent d'une façon explicite de la prière de Dominique. "Dieu lui avait donné une grâce spéciale de prière envers les pécheurs, les pauvres, les affligés : il en portait les malheurs dans le sanctuaire intime de sa compassion et les larmes qui sortaient en bouillonnant des ses yeux manifestaient l'ardeur du sentiment qui brûlait en lui-même." Pour Jourdain, Dominique est doté d'une "grâce spéciale", c'est-à-dire d'un charisme, qui consiste à voir et à partager la souffrance d'autrui. Dominique pleure à cause des pécheurs, de ceux qui sont dans un état de misère - les "miseri" dans l'original latin - et des affligés. Il s'agit de tous ceux et celles qui se trouvent dans une situation d'absence de salut visant et touchant l'être humain tout entier. Ainsi Dominique est préoccupé non seulement par la détresse spirituelle, mais aussi par la misère psychique, morale et physique d'autrui. Il est accessible à toute cette souffrance au point d'en souffrir lui-même, ce qui s'exprime dans le fait qu'il pleure. On peut parler d'une compassion authentique.(1)

Dans son récit, Jourdain nous indique le lieu précis, où Dominique accueille dans son coeur les souffrants : "Il en portait les malheurs dans le sanctuaire intime de sa compassion." Le texte latin utilise l'expression "sacrarium intimum" - le "sanctuaire le plus intime". Beaucoup plus que nous, les lecteurs d'autrefois devaient en être frappés. Pourquoi cette différence de sensibilité ? Parce que dans la doctrine classique de la vie spirituelle le terme "sacrarium intimum" désignait, dans le coeur de l'être humain, le lieu réservé à Dieu seul, le lieu de l'inhabitation de Dieu, où personne et rien d'autre ne devait avoir accès que Dieu seul. Et ce qui, sur cet arrière-fond, est plutôt déroutant c'est que chez Dominique nous y trouvons une foule d'êtres humains, toute la foule des souffrants et des malheureux.

Il n'y a que deux possibilités d'expliquer ce phénomène déroutant. La première : on peut suivre la doctrine classique et dire que Dominique doit être encore très loin du sommet de la contemplation et avoir peu progressé sur la voie de la purification de son sanctuaire le plus intime, car il y a encore place pour autre chose que Dieu seul.

La deuxième explication possible consiste à revoir et à corriger la doctrine classique à partir de l'expérience de Dominique - explication que, bien sûr, les frères et soeurs de l'Ordre des Prêcheurs font leur. En laissant entrer Dieu dans le sanctuaire le plus intime de son coeur, Dominique y laisse entrer aussi tous les malheureux, parce qu'ils y pénètrent avec Dieu. Dieu lui-même les y introduit, car il les porte en son propre coeur. Impossible de laisser entrer ce Dieu, sans laisser entrer aussi ceux et celles que Dieu lui-même, dans sa compassion pour eux, porte dans son coeur aimant. En rencontrant ce Dieu dans la contemplation, on rencontre forcément aussi tous les malheureux qui habitent le coeur de Dieu; en s'exposant à ce Dieu dans la contemplation, on ne peut pas ne pas partager et faire sienne la compassion de Dieu pour tous les malheureux de ce monde.

Le Dieu dont Dominique fait l'expérience, est un Dieu qui communique à qui l'accueille dans son coeur, sa compassion pour les souffrants et sa passion pour le salut de tous les hommes, qui est l'expression de son amour pour eux.

La prière de Dominique

L'amour de Dieu pour tous les humains s'est incarné en Jésus de Nazareth qui, en témoin fidèle de cet amour, s'est donné lui-même jusqu'à l'extrême en étant ainsi le "salvator", le Sauveur de tous les hommes. C'est pourquoi la demande fréquente de Dominique rapportée par Jourdain, est la conséquence immédiate de cette expérience de Dieu accordée à Dominique.

"Une de ses demandes fréquentes et singulières à Dieu était qu'il lui donnât une charité véritable et efficace pour cultiver et procurer le salut des hommes : car il pensait qu'il ne serait vraiment membre du Christ que le jour où il pourrait se donner tout entier, avec toutes ses forces, à gagner des âmes, comme le Seigneur Jésus, Sauveur de tous les hommes, se consacra tout entier à notre salut."

Ce à quoi nous pourrions nous attendre comme première conséquence de l'expérience de Dieu accordée à Dominique, serait une prière d'intercession pour tous les malheureux. Et l'intercession prend, en effet, beaucoup de place dans la prière de Dominique. (2)

Mais malgré ce fait, la première demande spontanée que Dominique adresse à Dieu, va dans une autre direction. Dieu vient de lui communiquer sa propre compassion pour tous les malheureux et sa passion pour leur salut. Ainsi Dominique a la certitude que Dieu les porte déjà dans son coeur et qu'il ne lui faut pas être instruit de leur détresse, car il la connaît déjà. C'est pourquoi la première demande que Dominique adresse à Dieu concerne sa propre personne. Il prie Dieu de lui accorder "une charité véritable et efficace pour cultiver et procurer le salut des hommes." Dominique supplie le Seigneur d'élargir son propre coeur encore trop étroit et trop sec devant toute la misère qu'il entrevoit. Il prie le Seigneur de lui donner un amour authentique; amour dont l'authenticité s'exprime dans son efficacité pour autrui. Pour Dominique cet amour doit s'incarner dans un souci actif du salut des hommes et dans des actions efficaces en leur faveur, et cela à l'image de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ. La compassion communiquée par Dieu pousse Dominique à s'engager lui-même en faveur de tous les malheureux que Dieu porte en son coeur.

Et le mobile de sa demande : "Dominique pensait qu'il ne serait vraiment membre du Christ que le jour où il pourrait se donner tout entier, avec toutes ses forces, à gagner des âmes, comme le Seigneur Jésus, Sauveur de tous les hommes, se consacra tout entier à notre salut." Dieu lui-même, tel qu'il s'est révélé, en et par Jésus-Christ, devient le modèle de Dominique : le Dieu Sauveur soucieux du salut de tous les hommes et agissant en leur faveur. Pour manifester et communiquer le salut offert par Dieu, Jésus s'est engagé de toutes ses forces jusqu'au don de sa propre vie par amour des hommes. Ainsi la communion avec ce Dieu - telle est la conviction de Dominique - ne peut se réaliser que par un engagement pour le salut des hommes semblable à celui de Jésus, qui est le Sauveur par excellence. On devient vraiment membre du Christ, on est en communion profonde et véritable avec Dieu, en agissant comme Jésus et avec lui "pour cultiver et procurer le salut des hommes". (3)

L'expérience de Dieu accordée à Dominique, nous explique pourquoi Dominique est devenu le praedicator gratiae. Dominique ne peut pas faire autrement. Il lui faut annoncer l'Evangile. Il lui est impossible de ne pas le faire, parce qu'il ne peut pas garder ce trésor pour lui-même. Il lui faut le communiquer, le partager avec les autres, leur en donner part. Il doit aller rejoindre les autres pour leur dire que Dieu les aime et pour leur permettre d'en faire l'expérience. (4)

Les prêcheurs et la "gratia praedicationis" (5)

Les textes fondateurs ne laissent aucun doute : la prédication ou l'évangélisation constitue la mission spécifique de l'Ordre des Prêcheurs et lui confère son identité. Il s'agit d'un mandat confié par le Pape en tant que pasteur suprême de l'Eglise à l'ensemble de l'Ordre. En 1221, Honorius III l'affirme sans équivoque : les frères sont "par leur profession... totalement députés à l'annonce de la Parole de Dieu". Par conséquent, les dominicains sont des prédicateurs par le seul fait de leur appartenance à l'Ordre. Pour l'exercice concret de ce mandat, c'est à l'Ordre de fixer les conditions à remplir par ses membres.

Selon les Constitutions primitives de l'Ordre des Prêcheurs il revient aux Chapitres généraux (et, un peu plus tard, aux provinciaux) d'examiner les candidats en ce qui concerne leur formation, la qualité de leur vie religieuse, leur motivation et la ferveur de leur charité. Mais, en premier lieu et avant toute autre chose, il faut déceler en eux "la grâce de la prédication que Dieu leur a donnée" (gratia predicationis, quam eis Deus contulerit).(6) Apparemment le don de la prédication est considéré comme un charisme accordé par Dieu. Ce n'est ni la formation, ni le mandat en tant que tel aussi indispensable soient-ils (et pas non plus l'ordination sacerdotale!) qui fait le prêcheur, mais la grâce de Dieu. Conviction que l'on trouve, entre autres, clairement exprimée et exposée par Humbert de Romans dans son traité "De eruditione praedicatorum" :"D'autres disciplines sont acquises par la pratique fréquente. C'est en bâtissant qu'on devient bâtisseur; c'est un jouant de la cithare que l'on devient cithariste... Mais on n'obtient la grâce de prêcher que par un don spécial de Dieu... II y a beaucoup de maîtres faciles à trouver qui peuvent enseigner tous les autres arts; mais pour cet art-ci (la prédication), il n'existe qu'un seul maître... : l'Esprit Saint." (7) Il va de soi que ce fait ne dispense pas le prédicateur de bien se préparer à sa tâche par l'étude, par la fréquentation d'autres prédicateurs, et par la prière! (8)

Mais selon quels critères discerner si la grâce de prédication qui ne se laisse ni réduire aux qualités personnelles du prédicateur ni au succès de son entreprise est en réalité accordée à quelqu'un ? A la limite, on peut deviner ou pressentir ce don à partir des fruits de conversion ou de sanctification qu'il produit, mais l'absence de fruits visibles n'indique pas forcément l'absence de toute grâce de prédication.

Vu la difficulté énorme de trouver des critères pour discerner ce charisme, l'Ordre abolit très tôt (en 1249) le passage des Constitutions concernant la "gratia praedicationis" pour en laisser désormais la décision aux prieurs tout en retenant comme qualifications nécessaires une bonne conduite et une formation suffisante. (9)

Faut-il en conclure que l'on doive définitivement renoncer à l'idée et au concept de la grâce de prédication chers à nos premiers frères et si importants pour eux ? Même si le discernement s'avère difficile, il y a, à mon avis, pourtant des indices pour déceler ce charisme. Voici quelques pistes : - Malgré toutes les difficultés liées à l'exercice de sa tâche et malgré les temps de sécheresse par lesquels il lui faut passer, le prédicateur doit vivre sa mission comme une expérience qui le comble. - Dans le processus de discernement, l'auditoire à la fois bienveillant et critique a, sans doute, son mot à dire. - En outre, je vois, dans le contexte de l'Ordre des Prêcheurs, un autre indice qui se réfère moins à la présence d'une grâce de prédication en général qu'à une prédisposition indispensable qui ouvre à l'accueil de la grâce de prédication dominicaine. Je pense à l'expérience de Dieu accordée à saint Dominique qui a fait de lui le "praedicator gratiae". En effet, pour être en état d'annoncer l'Evangile de la grâce, il faut, comme Dominique, être saisi et travaillé par la compassion de Dieu qui désire le salut de tous les humains. Autrement le courant de l'amour de Dieu ne peut pas passer. (Texte rédigé en 2001 et publié ici avec la permission de l'auteur).



1. Chez Dominique, cette compassion qui est l'expression de l'amour, semble être sans limites. Dans ce contexte je cite seulement un témoignage du procès de canonisation, celui du frère Ventura de Verona qui dit : "Dominique était si plein de zèle pour le salut des hommes, que sa charité et sa compassion ne s'étendaient pas seulement aux fidèles, mais aussi aux infidèles, aux païens, et jusqu'aux damnés de l'enfer." (Procès de Bologne 11). Aucun être humain n'est exclu de cette compassion. Ce qui s'y exprime, c'est le fait que Dominique est habité par la conviction ferme que la compassion de Dieu ne connaît pas de limites et que personne n'est en dehors de l'amour de Dieu. Chez Catherine de Sienne, nous trouverons d'ailleurs une "extension" de l'amour semblable.

2. Je ne rappelle que le témoignage de l'abbé Guillaume Peyre de Narbonne dans les dépositions toulousaines du procès de canonisation de Dominique. Ce témoin déclare : "Je n'ai vu personne, qui fût aussi assidu à l'oraison, ni qui répandît une aussi grande abondance de larmes. Quand il était en prière, il criait si fort qu'on pouvait l'entendre tout autour; et il disait dans sa clameur : "Seigneur, aie pitié de ton peuple! Que vont devenir les pécheurs ?" Il passait ainsi des nuits entières, pleurant et gémissant pour les péchés des autres."(Procès de Toulouse, 18).3. Cette action n'éloigne pas de Dieu auquel on s'unit dans la contemplation; elle est un autre mode de vivre l'union, la communion avec lui, car il s'agit de l'oeuvre de salut de Dieu, auquel on s'unit par la voie de la coopération avec lui. Un autre dominicain, Maître Eckhart, le grand représentant de la mystique rhénane, parlera de la "Wirkeinheit mit Gott", de l'union à Dieu dans et par l'action avec lui.4. En partageant avec Dominique cette expérience de Dieu, les membres de l'Ordre des Prêcheurs partagent aussi sa compassion et sa passion pour le salut de tous les humains. C'est pourquoi le fr. André Duval OP a bien raison de dire que Dominique a créé l'Ordre des Prêcheurs, "pour que se multiplient à travers le monde des sanctuaires de compassion".5. Concernant ce sujet cf. surtout : G. Bedouelle, Dominique ou la grâce de la Parole, Paris 1982, p. 117-125; J.-P. Renard, La formation et la désignation des prédicateurs au début de l'Ordre des Prêcheurs (1215-1237), p. 144-165; S. Tugwell, The Way of the Preacher, London 1979, p. 33-41, 64-73, 117-131.6. Const. prim 11, 20.7. J.J. Berthier (Ed.) : Humbert de Romans, Opera de vita regulari 11, Rome 1889, p. 393.8. "Bien que la grâce de la prédication soit surtout un don de Dieu, un prédicateur sage doit néanmoins faire tout ce qu'il peut... pour accomplir sa tâche de façon satisfaisante." (ibid., p. 394).

9. Cf. B.M. Reichert (Ed.) : Acta Capitulorum Generalium Ordinis Praedicatorum 1, Rome 1898, p. 45s. (MOPH 111).

 

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Notre mission

Nos Constitutions définissent notre mission de la manière suivante :

L’Ordre des Frères prêcheurs fondé par saint Dominique fut, on le sait, dès l’origine spécifiquement institué pour la prédication et le salut des âmes.

Notre mission est d’annoncer partout l’Évangile de Jésus-Christ par la parole et par l’exemple, en tenant compte de la situation des hommes, des temps et des lieux, et dont le but est de faire naître la foi, ou de lui permettre de pénétrer plus profondément la vie des hommes en vue de l’édification du Corps du Christ, que les sacrements de la foi amènent à sa perfection.

 

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