PROVINCE SainT DOMINIQUE

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Dominicans of Canada

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Une organisation au service de la liberté

 

fr. André Duval, o.p.

La mission de l'Ordre et la forme de sa communion fraternelle déterminent la figure de sa société religieuse. Puisque le service de la parole et des sacrements de la foi est un office sacerdotal, l'Ordre est une religion de type clérical, dont les frères coopérateurs, qui exercent d'une manière spéciale le sacerdoce commun, partagent eux aussi la mission de multiples façons. D'autre part, la profession solennelle qui lie en tout et pour toujours chaque Prêcheur à la vie et à la mission du Christ, manifeste qu'il est totalement député à la proclamation de l'Évangile parla parole et par l'exemple.

Envoyé prêcher à toutes les nations, collaborant avec l'ensemble de l'Eglise, l'Ordre est universel. Pour remplir cette. mission d'une façon mieux adaptée, il jouit de l'exemption, et possède grâce à son chef, le Maître général auquel tous les frères sont immédiatement reliés par leur profession, une puissante unité, car les études autant que l'évangélisation réclament la disponibilité de tous et de chacun.

En vue de cette mission, l'Ordre arme et promeut chez les frères la grâce personnelle et le sens des responsabilités. Chaque frère en effet, dès la fin de sa formation, est traité en adulte qui enseigne les autres et s'acquitte dans l'Ordre de multiples fonctions. Pour cette raison, l'Ordre a décidé que ses lois n'obligent pas à peine de péché, voulant que les frères les assument par un jugement de sagesse, a non comme esclaves sous la loi, mais comme libres sous la grâce».

C'est encore en fonction de la fin que le supérieur a le pouvoir de dispenser à chaque fois qu'il l'estime opportun, principalement en tout ce qui pourrait faire obstacle à l'étude, à la prédication, ainsi qu'au bien des âmes.

Le projet fondamental de l'Ordre et la forme de vie qui en découle gardent leur prix à tous les âges de l Église. Mais notre tradition nous convainc qu'il est urgent au plus haut point de les comprendre et de leur donner tout leur poids dans les situations où 1’évolution du monde et les mutations s'accélèrent. Dans cette conjoncture, il appartient à l'Ordre de se renouveler en toute force d âme et de s'adapter, en sachant discerner et éprouver ce qu'il y a de bon et d'utile dans les aspirations des hommes et en les assumant dans l'immuable équilibre des éléments fondamentaux qui intègrent sa vie.

Ces éléments ne peuvent être substantiellement modifiés chez nous, car ils doivent inspirer les façons de vivre et de prêcher qui correspondent aux nécessités de l'Église et des hommes.

Constitution fondamentale, n°' 6 et 8

Une institution

Entre le IVe Concile du Latran (1215) et la publication (1234) des Décrétales de Grégoire IX par les soins de celui qui sera le deuxième successeur de saint Dominique (saint Raymond de Penyafort), l'Ordre des Prêcheurs inscrit sa naissance et son premier essor dans un moment fort de l'histoire institutionnelle de l'Église d'Occident. Depuis les années de sa formation ecclésiastique à Palencia - mais déjà s'y annonçait-il aussi comme homme de l'Évangile! -, Dominique appartient foncièrement au monde des clercs, et se meut avec aisance dans le domaine du Droit. Dix années de prédication évangélique au grand vent n'ont pas émoussé mais peut être au contraire affiné ce réalisme. L'expérience de la dispersion rapide des prédicateurs de la Narbonnaise (1209) ne lui a-t-elle pas montré la précarité d'un groupement apostolique plus ou moins improvisé?

Fondateur, Dominique ne l'a pas été par accident mais par décision réfléchie. Conscient de la nouveauté de son entreprise, il lui a donné une structure lui permettant de durer, de se développer, sans jamais perdre de vue sa raison d'être. Très vite le but a été clair, et la réalisation résolument poursuivie. Serviteur de l'Église hiérarchique, Dominique ne se laissa pas pour autant imposer comme du dehors des modalités de vie qu'il n'aurait pas su définir lui-même. Partant à Rome en 1215 pour obtenir "confirmation d'un Ordre qui s'appellerait et serait un Ordre de Prêcheurs", il sait ce qu'il veut. Parmi les décisions du Concile du Latran, le canon qui prohibe de nouvelles règles religieuses freine moins l'initiative de saint Dominique que ne la stimule celui qui prescrit aux évêques d'établir des prédicateurs qualifiés pour agir verbo et exemplo - par la parole et le témoignage de vie, et de doter chaque diocèse d'une école de théologie. Cinq ans suffisent pour que l'idée de Dominique prenne corps dans une institution dont les traits fondamentaux n'ont pas bougé, quelles qu'aient été les vicissitudes de leur mise en oeuvre au cours des siècles.

Une mission d'Église

Grouper des religieux, non plus exclusivement pour vivre personnellement et collectivement conversion évangélique et recherche de Dieu, mais pour assumer une fonction qui est au premier chef celle des successeurs des Apôtres, l'innovation, en politique d'Église, est audacieuse; aussi est-il éminemment nécessaire que l'initiative soit clairement située et solidement assurée. C'est là que se porte l'effort principal de Dominique, que se déploie son génie d'homme d'action. Méthodiquement, il agit à la Curie romaine - il y compte personnellement des amis -pour obtenir du pape les documents où les éléments essentiels de son propos sont formulés avec vigueur et authentiquement garantis.

En même temps qu'elles notifient aux évêques la mission de l'Ordo praedicatorum, ces lettres pontificales énoncent définitivement pour les frères le principe d'équilibre des valeurs qui devra pour toujours commander l'évolution interne de l'institution. Dominique peut laisser l'aménagement des constitutions à l'entière discrétion des frères, car l'essentiel ne dépend plus d'eux. « Il faut bien savoir - dit le Prologue de la première législation - que l'Ordre a été institué dès l'origine pour la prédication et le salut des âmes. » Cette incise renvoie aux expressions homologuées par le Siège apostolique : des frères totalement députés, de par leur profession religieuse, à l'annonce de l'Évangile.

Des constitutions

« On ne dit pas tout d'un coup à un prêtre : Sois apôtre! - remarque Lacordaire. Les habitudes apostoliques sont le fruit d'un genre de vie particulier . » Aux Constitutions d'aménager ce genre de vie, pour nourrir et libérer des énergies apostoliques.

Quels sont les points d'appui principaux de cette délicate architecture? de quelles valeurs la vie dominicaine ambitionne-t-elle de faire la synthèse? - les chapitres précédents de ce livre ont tenté de répondre à ces questions. L'attention se porte ici sur l'appareil législatif comme tel, pour en caractériser, si possible, l'originalité. Plusieurs éléments en effet - assez neufs dans l'histoire du droit religieux - y facilitent la réalisation de cette harmonie que devrait viser tout système juridique entre les lois et la liberté. Faisant perpétuellement appel, pour leur application effective, au discernement tant des supérieurs que de chaque religieux, conçues comme toujours modifiables par la communauté entière qu'elles concernent, les Constitutions dominicaines sont des lois de liberté.

La dispense

Avant même d'entrer dans le détail des usages claustraux de tous les jours, quelques lignes du premier prologue donnent comme la clé de mise en oeuvre de toute l'observance : « Que le prélat ait en sa communauté pouvoir de dispenser les frères chaque fois qu'il l'estimera convenable, principalement en ce qui paraîtrait faire obstacle à l'étude, à la prédication, ou au bien des âmes. Il faut bien savoir en effet que notre Ordre, dès l'origine, a été institué spécialement pour la prédication et le salut des âmes; quant à l'étude elle doit nous faire tendre par principe, avec ardeur, de toutes nos forces, à nous rendre capables d'être utiles à l'âme du prochain.»

Certes, dans les traditions de la vie régulière, la dispense n'est pas chose nouvelle. La considération du bien des personnes, de leur santé physique ou morale, n'est-elle pas primordiale chez l'abbé d'un monastère, que la règle de saint Benoît présente comme un père spirituel, un guide dans l'itinéraire de la conversion, et non comme un chef d'entreprise! Mais le principe énoncé par Dominique et ses premiers compagnons est d'un autre type. La dispense n'est plus occasionnelle mais structurelle. Ainsi la responsabilité du supérieur face à la mission de l'Ordre apparaît elle-même comme plus importante que la législation écrite.

La formule dominicaine de profession exprime à son tour cette originalité. On n'y promet pas, comme en d'autres familles religieuses, d'observer une règle, mais d'obéir au Maître général - ou au prélat immédiat - selon la règle de saint Augustin et les institutions de l'Ordre. " Selon règle et constitutions» -, le danger d'arbitraire absolu des supérieurs est ainsi écarté, mais on n'est pas non plus en régime légaliste. En théorie au moins, la mission demeure première.

L'obligation des lois

Ce perpétuel ajustement de la vie régulière aux exigences de l'évangélisation ne relève pas d'ailleurs des seul supérieurs. Il est, ou devrait être, au coeur de la vie de chaque religieux, dans sa manière de demander ou d'user des dispenses, dans la conduite raisonnée de sa propre existence. Comme religieux, le Frère prêcheur en effet n'est pas un débutant, un être mineur s'en remettant au discernement et à la pédagogie d'un maître expérimenté, mais un adulte personnellement engagé dans le service de l'Évangile. Outre les requêtes plus ou moins urgentes des tâches reçues des supérieurs ou acceptées par eux, les Constitutions, ou plus concrètement les rythmes et contraintes communautaires, sont une des données dont chacun doit tenir compte dans les orientations et le déploiement de son agir. Règle et constitutions ne s'imposent pas comme des préceptes liant de soi gravement les consciences, mais comme des points de repère qu'il serait dangereux - voire coupable - de négliger systématiquement. Tel est le sens de la déclaration faite par les frères du chapitre général de Paris (1236), quinze ans après la mort de saint Dominique. « Nous voulons et déclarons que nos Constitutions n'obligent pas sous peine de péché, mais sous peine de sanction - à moins qu'il n'y ait ordre formel d'un supérieur, ou mépris de la part du religieux. »

Le contexte historique de cette déclaration en souligne la portée. On y prend position en effet dans le débat ouvert au siècle précédent sous la puissante poussée cistercienne. L'exaltation de saint Benoît législateur comme un nouveau Moïse, la prétention du retour à une pratique littérale de sa Règle, l'émulation entre familles religieuses, tout cela conduit les maîtres spirituels à s'interroger sur la nature de l'obligation contractée par la profession de vie régulière. Certes des générations de moines avaient pu vivre sans s'en préoccuper; mais on ne peut plus se défaire de certaines questions une fois qu'elles ont été posées, et sous l'influence de saint Bernard l'idée se répand que règles et constitutions religieuses obligent sous peine de péché. L'interrogation se renouvelle de diverses façons au XIIIe siècle, par exemple chez les laïques mariés ou célibataires qui s'organisent en fraternités de pénitents, ou encore chez les bourgeois des cités italiennes vis-à-vis des statuts qu'ils se donnent pour aménager la gestion de leurs Communes.

C'est par un précepte rigoureux, au nom de l'obéissance, que François d'Assise, dans le "Testament" rédigé aux derniers jours de sa vie (1226), impose à tous les frères mineurs d'observer jusqu'à la fin, purement et simplement, et sans gloses interprétatives, simpliciter et sine glossa, la Règle qu'il leur a laissée. La crainte de voir son idéal d'évangélisme radical compromis par des accommodements explique cette intransigeance finale du Poverello; elle n'en a pas moins enfermé les premières générations franciscaines dans une sorte de juridisme évangélique dont les liens ne seront desserrés au cours du siècle qu'au prix de subtiles discussions théologiques et de démarches répétées auprès du Siège apostolique.

Pour les premiers Prêcheurs, choisir la règle de saint Augustin comme ils le firent dès 1216, c'était déjà prendre quelque distance par rapport à cette problématique d'obligation. Ne se présentant pas elle-même comme un «joug» (cf Règle de saint Benoît, drap. 58) mais comme un « miroir », la Règle augustinienne n'invite-t-elle pas ses adeptes à vivre « non comme des esclaves sous le régime de la Loi, mais comme des êtres libres sous le dynamisme de la Grâce»? Et plus tard les frères se répéteront l'un à l'autre un propos de saint Dominique : « Si l'opinion se répandait, disait-il, que les Constitutions obligent toujours sous peine de péché, je préférerais passer mon temps à parcourir les couvents pour y gratter de mon couteau tous les textes de règles... ».

Depuis le moyen âge, sans doute sous l'influence de saint Thomas d'Aquin, la prise de position dominicaine sur les conditions d'obligation des règles religieuses a fini par devenir commune dans l'enseignement des théologiens, sinon dans le vécu concret des instituts et congrégations. A ce niveau en effet bien des comportements ont pu assez souvent trahir une mentalité relevant de l'Ancien Testament plutôt que du Nouveau. II est vrai, vivre la liberté des enfants de Dieu dans un système de lois que l'on a volontairement choisi n'est pas chose facile. Une certaine santé en ce domaine n'est pas la moindre richesse du patrimoine spirituel dominicain. Mobilité des constitutions

Au premier chapitre général de l'Ordre tenu à Bologne en 1220, « il plut au bienheureux frère Dominique de faire instituer par le chapitre des définiteurs qui auraient plein pouvoir sur l'ensemble de l'Ordre, sur le maître et les définiteurs eux-mêmes : ils pourraient définir, ordonner, statuer et punir, sous réserve du respect dû à l'autorité du maître... » (Frère Ventura de Bologne, procès de canonisation, n° 2).

Pour les frères comme pour Dominique, semble-t-il, une telle autorité sur la législation et le gouvernement était donnée non seulement au chapitre présentement réuni, mais aussi à tous les chapitres ultérieurs, à la Pentecôte de chaque année. La vraie limite à ce pouvoir discrétionnaire, c'était la mission même et les structures fondamentales de l'Ordre, déjà définies et stabilisées par le Siège apostolique. Du fait même, une certaine mobilité congénitale était reconnue au détail institutionnel.

Dominique pouvait-il dire alors, comme en d'autres circonstances, « je sais ce que je fais » ? Il ne semble pas que les événements lui aient donné tout à fait raison. Humbert de Romans parle de « ridicule » et de « confusion » pour caractériser une certaine incohérence des décisions capitulaires dans les années suivant immédiatement la mort du fondateur, chaque assemblée pouvant abroger purement et simplement toute décision de la précédente.

Mais le ressaisissement est rapide et témoigne du sens juridique des premiers frères. Les conditions d'évolution de la législation que détermine solennellement le chapitre «généralissime» de 1228 ont résisté à l'épreuve des siècles : l'addition, la modification, ou la suppression d'une loi constitutionnelle exigent le vote de trois chapitres généraux successifs, nécessairement différents l'un de l'autre dans leur composition. A considérer le jeu complexe d'élections mais aussi de délibérations et de propositions, à l'échelon provincial et local, qui préparent ces assemblées, il apparaît que le système met en oeuvre de manière quasi continue l'adage de droit romain remis en honneur au xm° siècle : « quod omnes tangit ab omnibus tractari et decerni débe , ce qui concerne tout le monde doit être discuté et décidé par tout le monde ». Garantissant simultanément mobilité et stabilité, autorité et participation, la règle des trois chapitres, toujours en vigueur, est comme la clé de voûte de cette « cathédrale de droit constitutionnel» que représente, aux yeux d'un historien du droit comme M. Leo Moulin, l'organisation dominicaine.

L'épreuve du temps

Traversant des siècles, un Ordre religieux connaît bien des vicissitudes, passe par des alternances d'essor et de recul, de ferveur et de médiocrité, d'influence et de stérilité; on parle de ses périodes d'essoufflement ou de décadence, et de ses mouvements de réforme. Par la manière dont elles conditionnent ou répercutent ces processus, les institutions manifestent leurs faiblesses mais aussi leurs possibilités, elles affirment leur plus ou moins grande solidité.

L'Ordre des Prêcheurs n'a certes pas été épargné par ce jeu complexe et prolongé de forces internes divergentes et d'interventions autoritaires extérieures qui a conduit à la division de tant de &milles religieuses et, plus particulièrement, à l'éclatement des autres Ordres mendiants en des branches totalement autonomes; mais l'Ordre dominicain, lui, n'a jamais vu son unité brisée. Certains concours de circonstances sans doute, mais aussi, lors de crises plus graves, une sorte de réflexe collectif de défense ont empêché des altérations trop radicales de l'organisation héritée du XIIIe siècle. C'est par les ressources propres de ses mécanismes institutionnels que l'Ordre a toujours réussi, sans schisme, à opérer les réajustements nécessaires.

A considérer les pièces maîtresses du système mis en place dès l'origine, le principe de la dispense, qui signifie une continuelle réactualisation de la finalité, apparaît comme l'instrument le plus délicat de tout l'appareil. Son usage, de par la logique des choses, s'est en effet très rapidement généralisé. Dans des communautés relativement peuplées où les religieux plus intensément appliqués aux tâches propres de l'Ordre - prédication ou enseignement -pouvaient n'être qu'une minorité, il fallait à la fois développer voire raidir les observances pour les uns, les assouplir pour les autres, et faciliter aux frères vraiment « utiles» (mot typique du XIIIe siècle) un accès plus prépondérant aux instances collectives de gouvernement. Ce fut le régime des privilèges. En suivre à travers les siècles l'extension, les modalités, l'influence, souvent bénéfique, parfois malheureuse, et finalement la suppression (1968), ce serait retracer non pas seulement l'histoire du droit de l'Ordre, mais aussi pour une part celle de sa vitalité communautaire et de son efficacité apostolique.

La Constitution fondamentale

L'aggiornamento institutionnel demandé par Vatican II n'a pas provoqué dans l'Ordre cette sorte d'ébranlement qu'ont pu connaître un certain nombre de familles religieuses. Une opération générale de remaniement des Constitutions était déjà en cours en effet; d'autre part, pour aller dans le sens des directives conciliaires, l'Ordre n'avait pas comme d'autres à faire comme une révolution dans son système et ses moeurs de gouvernement; il lui suffisait de revaloriser les éléments les plus primitifs de sa tradition juridique.

L'événement a été d'importance cependant. Instituer un Ordre religieux finalisé par l'évangélisation, ce fut au XIIIe siècle, de la part de saint Dominique, une peu banale innovation. Mais, au XXe siècle, où est l'originalité- Mêlés dans l'action apostolique aux franciscains, aux jésuites, aux rédemptoristes, aux salésiens, aux missionnaires de toute sorte, les Prêcheurs peuvent se demander: qui sommes-nous?

L'Ordre se devait de reconnaître sa propre identité, de se définir à lui-même. C'est à ce propos que répond la Constitution fondamentale, adoptée par le Chapitre général de 1968. Approuvée par le Chapitre général de 1971 et confirmée par celui de 1974, elle n'a pas, de soi, plus de stabilité que les autres lois votées dans les mêmes conditions; elle est donc susceptible de révision, selon le même processus en vigueur depuis 1228. Cette constitution n'est pas dite fondamentale parce qu'elle se situerait à un degré juridique plus élevé que l'ensemble des lois contenues dans la suite du Livre des constitutions et ordinations; elle est fondamentale en raison des réalités qu'elle veut formuler, à savoir les éléments essentiels de l'institution héritée de saint Dominique, les valeurs dont les frères de l'Ordre doivent vivre, dans une synthèse difficile et jamais pleinement réalisée.

La Constitution fondamentale pourrait donc être révisée sur un point ou un autre dans les années qui viennent; les modifications cependant ne sauraient guère dépasser le plan rédactionnel. Les vraies lignes fondamentales ne peuvent bouger; elles ont été définitivement tracées en effet par saint Dominique et le pape Honorius III. (Source : Dominicains. L'Ordre des Prêcheurs présenté par quelques-uns d'entre eux. Cerf, 1980.)

 

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Notre mission est d’annoncer partout l’Évangile de Jésus-Christ par la parole et par l’exemple, en tenant compte de la situation des hommes, des temps et des lieux, et dont le but est de faire naître la foi, ou de lui permettre de pénétrer plus profondément la vie des hommes en vue de l’édification du Corps du Christ, que les sacrements de la foi amènent à sa perfection.

 

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